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ISF 2017 : Fillon et Macron, deux visions différentes !

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Si l’avenir à long terme de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) est à ce jour encore incertain, tant il est difficile de prévoir lequel des candidats à la présidentielle l’emportera ce 7 mai 2017, une chose demeure certaine : l’ISF sera bel et bien dû au titre de l’année 2017, dans les mêmes conditions que les années précédentes.

En effet, outre les candidats qui n’envisagent pas de toucher à cet impôt, il est à souligner que ceux-là même qui se montrent plus hostiles à son égard, entendant le modifier, comme Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen, ou le transformer en profondeur voire le supprimer, comme Emmanuel Macron et François Fillon, ne peuvent rien faire contre un calendrier trop serré.

Or, les pouvoirs de l’actuelle Assemblée Nationale expireront le mardi 20 juin 2017, soit quelques jours après les premiers paiements des contribuables de l’ISF. Consultez les informations sur l'ISF 2017 : Date, seuil, barème et simulation.

Comme la constitution de la nouvelle Assemblée Nationale, qui sera habilitée à voter cette réforme fiscale, n’interviendra qu’après les premiers paiements, et parce que le principe français de non-rétroactivité fiscale s’oppose à ce que l’ISF 2017 soit annulé par un vote ultérieur, la suppression de cet impôt au titre de l’année 2017 est à exclure.

La question du devenir de l’ISF conserve néanmoins toute son importance : qu’adviendra-t-il de cet impôt dans les années à venir, si Emmanuel Macron ou François Fillon venait à remporter les élections présidentielles ? Quel traitement ces candidats lui réservent-ils ?

>> Lire l'article : ISF 2017 : Pourquoi vous allez devoir payer ?

L'ISF vu par François Fillon

François Fillon souhaite purement et simplement supprimer l’ISF, pour conserver en France des capitaux qui seront investis dans des entreprises françaises.

Il s'est montré précis sur son calendrier, déclarant que « l’ISF sera supprimé dès le début du quinquennat, pour un effet au 1er janvier 2018 ». Face aux inquiétudes des secteurs qui bénéficiaient des régimes d’exonération ou de réduction d’ISF, il ajoute que certaines niches fiscales intéressantes propres à cet impôt, qui financent aujourd’hui des entreprises innovantes ou des fondations, seront reportées sur l’impôt sur le revenu.
 

L'ISF vu par Emmanuel Macron

Ni véritable suppression, ni maintien à l’identique, Emmanuel Macron entend de son côté redéfinir les contours actuels de l’ISF,  le transformant en « Impôt sur la Fortune Immobilière ». Décrit comme un « impôt sur la rente immobilière », car impactant le patrimoine diminué du patrimoine mobilier et des valeurs mobilières, cette nouvelle version conserverait toutefois le même seuil de déclenchement à partir de 1,3 millions d’euros.

Le patrimoine investi dans l’entreprise et l’économie active sera exonéré, ainsi que toutes les liquidités, sommes placées en assurance-vie comprises. Le candidat à la présidentielle envisage de maintenir certains mécanismes, comme l’abattement de 30% sur la résidence principale, l’exonération des œuvres d’art, ou encore les réductions d’impôt en faveur des dons associatifs. Il n’a en revanche encore rien précisé quant au plafond de cet impôt, jusque-là limité à 75% des revenus du contribuable.
 

Pensez à investir pour réduire votre ISF en 2017

Si une chose est sûre, à savoir le paiement de l’ISF au titre de l’année 2017, le devenir de cet impôt pour l'avenir ne l’est pas : maintien du système, durcissement, allègement, transformation ou suppression, le résultat des élections de ces prochaines semaines précisera nos perspectives d’avenir.

En attendant, veillez donc, a minima, à maîtriser votre imposition, et à venir consulter les solutions de placement disponibles pour réduire votre ISF en 2017.


Tags: ISF, fillon, macron, 2017
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