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PER individuel 2020 : bilan au premier anniversaire

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Au 1er octobre 2020, le PER individuel fêtera son premier anniversaire. Un an après, et malgré la crise du Coronavirus, ce Plan Épargne Retraite INdividuel (Perin) a réussi à séduire. Selon les chiffres du mois de juin 2020, de la Fédération Française de l’Assurance, ce sont près de 210 000 contrats qui ont été souscrits depuis son lancement. L’encours est chiffré à plus de 1,5 milliards.

L’intérêt pour ce produit, qui tend à remplacer le Perp et le contrat Madelin, est en pleine croissance. En effet, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, avait indiqué que 84 000 PER individuels avait été ouverts au 31 décembre 2019. Les souscriptions ont donc doublé depuis cette fin d’année 2019. Si le confinement a laissé des traces dans le monde de l’épargne, l’assurance vie est en décollecte depuis le mois de mars, qu’en est-il du PER individuel à l’aube de ses un an ?

Un intérêt quasiment immédiat

A partir du 1er octobre 2020, les contrats PERP et Madelin seront fermés à la commercialisation. Les produits des PER seront donc à privilégier pour se constituer une épargne retraite et en bénéficier à sa juste valeur au moment venu. Trois mois après son ouverture, le PER avait été qualifié d’un des plus grands succès par le gouvernement.

Pour se faire une idée plus concrète, et à titre de comparaison, prenons l’exemple du Madelin et du Perp. Le contrat retraite Madelin a été commercialisé, pour la première fois, en 1994. L’année 2003 a, quant à elle, accueilli le Perp. Aujourd’hui, environ 3 millions de contrats sont recensés.

Durant leur première année d'existence, le PERP et le Madelin ont reçu, respectivement, 1,2 millions et 90 000 souscriptions. Chaque année, ce sont un peu plus de 100 000 PERP et 60 000 contrats Madelin qui sont ouverts. Le PER n’a pas été aidé par la crise sanitaire mais le taux de souscripteurs devraient s’accélérer d’ici la fin d’année.

Des mesures gouvernementales incitatives

Les derniers mois de l’année civile représentent la dernière ligne droite afin de bénéficier de la réduction d’impôt sur le revenu qu’offre ce plan d’épargne. Afin de favoriser l’ouverture du PER individuel et faciliter les transferts d’épargne, le gouvernement a mis en place des mesures intéressantes et incitatives.

Jusqu’au 1er janvier 2023, pour chaque rachat de contrat d’assurance vie, datant de plus de 8 ans, le détenteur bénéficiera d’un abattement fiscal doublé par rapport à la législation habituelle. La condition est simple, il faut que le rachat soit fait au moins 5 ans avant le départ à la retraite et que la somme de ce rachat soit investie dans un PER.

Par ailleurs, la loi Pacte veut rendre l’épargne retraite individuelle plus attractive que les anciennes moutures PERP et Madelin. A titre d’exemple, nous pouvons citer le fait que contrairement au contrat Madelin qui implique une régularité de versement, le PER n’impose aucune obligation d’abondement (ni en termes de montant, ni en terme de périodicité). L’adhérent souscripteur a également le choix d’opter ou non pour l’avantage fiscal à l’entrée, c’est à dire la déductibilité de son versement.

L’objectif de Bruno Le Maire est de convertir massivement les salariés et les indépendants aux PER. Il souhaite augmenter le montant de ces plans à 300 milliards d’euros, contre 230 millions d’euros à l’heure actuelle, et ce avant la fin du mandat d’Emmanuel Macron.

Petit rappel des avantages du PER individuel

En ouvrant un PER individuel, vous bénéficiez d’une plus grande souplesse par rapport à un PERP ou un contrat Madelin. Pourquoi ? Tout simplement car, avant votre départ à la retraite, vous pouvez débloquer votre épargne si vous projetez d’acheter votre résidence principale. Et, au moment de la retraite, vous avez le choix dans les modalités de sortie. Cette dernière se fait soit en rente viagère soit sous la forme de capital, en une seule fois ou en fractionné.

Des similitudes persistent tout de même. Comme ses prédécesseurs, l’argent placé sur le Perin est déductible des revenus imposables et est fiscalisé au moment de la sortie. Petite nuance, le titulaire peut refuser l’avantage fiscal à l’entrée afin d’en profiter à la sortie. Si les sommes n’ont pas donné lieu à une déduction, l’imposition ne portera que sur les produits du capital.

Ce plan d’épargne peut aussi être transféré d’un établissement à un autre à moindre frais. Peu importe l’origine de la souscription (individuelle ou collective), le montant sera toujours inférieur ou égal à 1% des encours, durant les cinq premières années. Une fois ces 5 ans passés, le transfert devient gratuit.


Le PER collectif, le plus touché par la crise

Les Plans d’Epargne Retraite peuvent être souscrits de deux manières différentes :

  • de façon individuelle, il s’agit du Perin dont nous venons de parler
  • de façon collective, obtenu via un employeur. On parle alors de Perob ou Pereco


Mais il semblerait que la version collective ait du mal à convaincre les épargnants. Le confinement a été un véritable facteur de ralentissement pour l’économie. Si cette situation a réussi à “épargner” le PER individuel, le PER collectif n’a pas eu la même chance.

La Covid-19 a repoussé la réforme des retraites, qui avait pour but d’inciter les Français à la capitalisation. Les négociations en entreprise se sont vues gelées, ce qui a fortement pénalisé les Perob (ancien article 83) et Pereco (ancien PERCO). Depuis le 1er octobre, toujours selon les chiffres de la Fédération Française de l’Assurance, seulement 3 000 nouveaux contrats de PER collectif ont été enregistrés.

Il n’y a pas de doute, le PER individuel est un produit d’épargne séduisant et qui poursuit sa lancée. La première bougie des nouveaux Plans d'Épargne Retraite promet toujours autant de souplesse, de lisibilité et d’attrait autour d’avantages fiscaux pour les années à venir.
 


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