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Groupement Forestier : Un bon investissement en 2020 ?

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L’investissement dans la forêt est de plus en plus populaire chez les investisseurs français. Le groupement Foncier Forestier, ou GFF, permet de diversifier son portefeuille par le biais d’un placement atypique : des parcelles de forêts.

De plus, il s’avère être très intéressant pour les personnes souhaitant réduire leur impôt sur le revenu ou encore transmettre leur patrimoine à frais réduits. Mais est-ce réellement une bonne idée, pour son épargne, d’investir en 2020 dans un groupement foncier forestier ? Découvrez l’avis de Patrimea.

Un marché toujours aussi attractif

Un prix d’achat variable

Malgré une légère baisse du prix moyen des forêts non bâties, -1,1% en 2019 selon l’indicateur Safer, le marché de la forêt reste dynamique en France. Evidemment, cela reste une moyenne et les évolutions sont différentes d’une région à l’autre. Dans l’Est par exemple, les sécheresses et les attaques de nuisibles sur les épicéas ont été, et sont toujours, des facteurs explicatifs de cette baisse.

A contrario, dans le Sud-Ouest, la montée du cours des pins maritimes a favorisé la hausse des cours. De plus, le prix reste un gage de qualité à ne pas négliger : il souligne la qualité des bois et des essences, leur localisation ainsi que la concurrence que se font les acquéreurs. On peut noter que la valeur moyenne des forêts françaises n’avait jusqu’ici cessé d’augmenter depuis 1998.

Une possibilité d’anticiper la situation actuelle

Même si le prix du bois a généralement été impacté par l’arrêt ou le ralentissement de toutes les activités liées à la construction lors du premier confinement, rien n’est perdu. En effet, les coupes du bois peuvent être remises à plus tard, lorsque des jours meilleurs verront les cours remonter.

Durant cette période de latence, le volume de bois augmente de manière naturelle, de 2% en moyenne chaque année. Sur le moyen terme, la demande des investisseurs joue sur la valeur des forêts. Mais l’offre reste assez limitée, pour une raison simple : les propriétaires foncier, désireux d’obtenir des conditions fiscales de transmission avantageuses, ont tendance à conserver leurs forêts. 

Les moyens d’investir dans les forêts

Il existe différentes méthodes pour investir dans les bois et forêts. Vous pouvez choisir d’acheter directement des parcelles. Sans connaissances particulières, cette solution ne se présente pas comme étant idéale : il peut être difficile de dénicher les forêts viables, de les expertiser et d’en tirer un prix convenable. En outre, ce placement à long terme nécessitera une gestion et un entretien régulier des bois. Par ailleurs, on ne peut espérer obtenir des revenus complémentaires via des coupes de bois sur une surface inférieure à 80 hectares : l’investissement risque donc de ne pas être payant.

Le compte d’investissement forestier et d’assurance (CIFA) s’adresse lui directement aux propriétaires de forêt possédant une assurance contre les intempéries. Il donne la possibilité de déposer des sommes perçues de l’exploitation de la forêt et de centraliser les dépenses. Il est également possible d’y déposer des fonds personnels, à hauteur de 30% maximum du total des dépôts. L’ensemble des sommes placées sur ce compte est exonéré d’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) et de droits de succession jusqu’à 75% de leur valeur.

En marge de ces deux solutions très sélectives, il existe un troisième placement quant à lui bien plus accessible.  Il s’adresse aux particuliers qui souhaitent pouvoir investir de quelques milliers d’euros à plusieurs centaines de milliers, sans s’encombrer de la gestion directe des forêts. Les Groupements Fonciers Forestiers (GFF) et les Groupements Forestiers d’Investissement (GFI) se présentent comme la solution idéale.

Les Groupements Fonciers Forestiers (GFF) et les Groupements Forestiers d’Investissement (GFI)

A l’image d’un investissement en SCPI pour le secteur de l’immobilier bâti, il existe une alternative concernant les forêts. On parle alors de Groupements Fonciers Forestiers (GFF) ou de Groupements Forestiers d’Investissement (GFI). Mais quelle est la différence entre ces deux sociétés ?

Qu’est-ce qu’un GFF ?

Les premiers GFF ont vu le jour en 1954. Ils visaient alors à mettre fin au démantèlement des forêts lors des successions, et à favoriser le reboisement, l’amélioration et la conservation des massifs forestiers français. Les GFF prennent la forme d’une société civile définie à l’article L241-3 du Code Forestier. L’investisseur devient un associé, et bénéficie à ce titre de sa part des revenus liés à la vente de bois et aux loyers de chasse et de pêche.

Ce groupement est piloté par une société de gestion agréée. Moyennant la perception de frais de gestion collectés sur le chiffre d’affaires du groupement, elle prospecte pour acquérir de nouvelles forêts, assume les charges liées à leur exploitation, fait réaliser les travaux d'entretien et les coupes, supervise les plantations et règle les taxes foncières. De son côté, l’investisseur devenu associé est délivré de toute contrainte : il n’a à s’occuper de rien, si ce n’est participer aux décisions importantes au travers de l’assemblée générale annuelle.
 

 

Qu’est-ce qu’un GFI ?

Les Groupements Forestiers d’Investissement sont des groupements spécifiques, inaugurés en 2019. Contrairement aux GFF, ils sont visés par l’Autorité des Marché Fonciers (AMF) et peuvent ainsi faire appel public à l’épargne. : la communication relative à l’existence, à la composition et aux caractéristiques d’un GFI est alors similaire à celle que connaît une grande majorité des produits d’investissements financiers (assurance-vie, épargne retraite, SCPI, etc.). Les GFF, eux, ne peuvent faire appel public à l’épargne : très peu d’informations circulent donc librement à leur sujet.

Le fonctionnement des GFI se calque sur le modèle des SCPI. Le GFI lève des capitaux dans l’optique de les investir : n’étant pas limité par un nombre précis d’associés, il peut rassembler des sommes beaucoup plus importantes, et ainsi investir en diversifiant d’autant plus ses actifs. Cette règle de bon sens concerne aussi bien la situation géographique des forêts qu’il achète et gère que les différentes essences qu’il exploite.

Les avantages du groupement forestier

Les avantages que présentent les GFF et les GFI sont nombreux.

Le bois, une matière noble en France

La filière bois en France se porte plutôt bien. Le secteur réalise dans l’ensemble un peu plus de 60 milliards d'euros de chiffre d’affaires sur une surface de 16 millions d’hectares. L’hexagone se classe ainsi à la première place européenne en ce qui concerne la forêt de feuillus, et à la troisième pour ce qui est des résineux.

De plus, notre pays est le quatrième producteur européen de bois, une filière qui représente à elle seule 23 milliards d’euros. Pourtant, le continent européen dispose d’une surface boisée moins conséquente, par rapport au reste du monde : mais son rendement s’avère être bien meilleur du fait d’une structuration et d’une gestion complètes et mieux adaptées.

Une déccorélation des marchés financiers

Investir dans un groupement forestier, c’est investir dans un actif dit “tangible”, majoritairement abrité des évolutions des marchés boursiers et financiers puisqu’il en est décorrélé. Les crises financières n’impactent directement la valeur des forêts ni à la hausse ni à la baisse.

Si vous cherchez à diversifier votre patrimoine, le groupement forestier est donc clairement une solution à envisager.

 
Une diversification du choix de forêt

Nous parlions de diversifier votre portefeuille : mais que diriez-vous d’une diversification intra-produit ? C’est le point fort des groupements forestiers : vous n’aurez pas à dépenser des dizaines de milliers d’euros pour acquérir des forêts à différents endroits en France. Les groupements, forts parfois de plusieurs millions d’euros de collecte, sont libres d’investir dans un espace important, et d’acquérir en outre différentes essences de bois, ainsi que des forêts à différents degrés de maturité.

Le Groupement forestier et sa fiscalité avantageuse

L’attrait des groupements forestiers est renforcé par des exonérations d’impôts qui se veulent conséquentes. En effet, ils offrent une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 18% du montant placé, jusqu’à certains plafonds d’investissement allant de 5.700€ à 11.400€ sur les GFF, et de 50.000€ à 100.000€ sur les GFI. Pour les GFI, le taux de réduction d’impôt sur le revenu a été rehaussé à 25% jusqu’au 31/12/2020.

Ce placement est par ailleurs exonéré de déclaration à l’IFI à hauteur de 75% sur les GFF, et complètement (100%) sur les GFI, dans ce cas sans condition de durée ni de montant.  

Dans le cadre d’une succession ou d’une donation, c’est à la loi Monichon de s’appliquer. Les droits de mutation bénéficient alors d’un abattement de 75% jusqu’à des montants relativement importants, et 50% au-delà.

Un investissement liquide

Le manque de liquidité est un reproche que l’on peut faire à l’investissement en forêts, puisqu’aucun marché réglementé n’existe. Cependant, le choix d’un GFF doit se faire dans une optique de diversification, il ne doit pas représenter plus de 5 à 7% de l’ensemble du patrimoine considéré, et doit s’envisager sur du long-terme (au moins 8 ans).

Les sociétés de gestion organisent la rencontre de l’offre (cession de parts) et de la demande (achat de parts) de manière à ce qu’un roulement naturel se mette en place entre les associés existants et les nouveaux investisseurs. En tout état de cause, l’arrivée sur le marché des GFI, qui font appel public à l’épargne, devrait permettre à un bon nombre d’investisseurs de découvrir ce placement qu’ils ignoraient jusqu’ici, et accroître la demande que connaissent les groupements forestiers.

Si vous souhaitez diversifier votre portefeuille, réduire le montant de votre impôt sur le revenu, assurer la transmission de votre patrimoine à des conditions avantageuses, l'investissement dans un groupement forestier d’investissement ou un groupement foncier forestier est un très bon choix. C’est un placement responsable, qui offre un équilibre assez avantageux entre la prise de risque et le retour sur investissement.
 


Tags: gff
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