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Groupement Forestier : pourquoi investir en 2021 ?

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  Comme chaque année, l’investissement dans la forêt suscite l’intérêt d’une partie des épargnants français, désireux de diversifier leur patrimoine tout en bénéficiant de certains avantages fiscaux.

En 2021, l’investissement en groupement forestier s’offre de nouveau à des conditions avantageuses, qui viennent encore renforcer son intérêt. Cependant, le contexte particulier d’une année post-Covid 19 peut nous interroger. Alors, convertis aguerris ou novices curieux, que diriez-vous d’un petit tour d’horizon du marché de la forêt ?

Un marché à l’attractivité soutenue

Une pandémie mondiale…

L’année 2020 aura été marquée par la pandémie du Covid-19 : cette dernière, dès le printemps en France, a mis à l’arrêt une grande partie de l’économie, pour la maintenir ralentie en fin d’année. La croissance mondiale a ainsi connu une baisse de l’ordre de plusieurs pourcents, et la France a affiché une récession de -8.3%.


Dans le secteur du bâtiment, débouché clef pour la filière du bois, le Covid-19 n’est pas passé inaperçu : avec des autorisations de logements en baisse de 14.7% par rapport à l’année 2019, un nombre de permis de construire en forte diminution, et des mises en chantier reculées, l’impact a été non-négligeable.


Si les industries de l’emballage (papier, carton…) et de la palette, jugées essentielles à la continuité de l’économie et boostées par un regain d’intérêt pour la commande à distance, ont eu le vent en poupe, les autres industries de transformation ont quant à elles été contraintes de s’arrêter pendant quelques semaines au moins. Les entreprises de travaux forestiers, enfin, ont pour la plupart pu continuer leur activité, le confinement général étant survenu pendant la période des plantations, alors que les plants avaient déjà été prélevés en pépinière.

…sur laquelle il a fallu rebondir

Contact pris auprès des acheteurs, exploitants et scieurs, et toutes régions confondues, les experts forestiers ont pu constater les besoins d’approvisionnement toujours soutenus de la filière : pour les uns, les débouchés inscrites dans des secteurs prioritaires de l’économie rendaient toujours plus nécessaire que jamais un approvisionnement conséquent et régulier ; pour les autres, l’approvisionnement était un indispensable en prévision de la reprise de leurs activités.


Après une mise en place accélérée au 1er semestre 2020, les ventes à distance ont grandement facilité l’organisation des transactions. Ainsi, à l’automne, les volumes offerts lors des ventes ont finalement été comparables aux volumes des années passées, et ce malgré la pandémie. Finalement, pour fin 2020-début 2021, la Fédération Nationale du Bois (FNB) a diffusé des données qui soulignent un niveau d’activité élevé des entreprises de la filière du bois, et en particulier des scieries de résineux, qui tournent même au-delà de leur capacité normale.

Quelques données clefs

Des chiffres stratégiques relatifs à l’année 2020 permettent d’appréhender un marché qui, par chance, n’a pas eu tant à souffrir de la pandémie Covid-19 :
 

  • Des marchés plus actifs que l’année précédente, avec près de 90% des volumes vendues (contre 80% en 2019)
     
  • L’indice général du prix de vente des bois sur pied en forêt privée prend 2% en 2020 (cette reprise est cependant contrastée : si les prix du Chêne et du Frêne restent stables quand ceux des autres feuillus diminuent, le prix du Douglas connaît une nette hausse et ceux des autres résineux demeurent à un prix stable -fourchette basse).
     
  • Un prix moyen à l’hectare en hausse de +2.3% (4.280€ en 2020 contre 4.190€ en 2019)

Les caractéristiques intéressantes de la filière Forêt-Bois viennent renforcer l’intérêt de s’y pencher : c’est une filière diverse, qui crée de la richesse et fournit des emplois très variés ; c’est un secteur biosourcé, basé sur un socle forestier qui améliore l'indépendance nationale en matière énergétique notamment ; enfin, c’est un domaine qui garde une vraie opportunité de développement sur le marché français.


Alors, en 2021 comme en 2021, à défaut de pouvoir acquérir directement une parcelle de forêt et d’avoir envie de la gérer soi-même, peut-on trouver son bonheur dans un groupement forestier ?

Les groupements forestiers d’investissement (GFI)

Qu’est-ce qu’un GFI ?

Inaugurés en 1954, les Groupements Fonciers Forestiers (GFF) visaient à mettre fin au démantèlement des forêts lors des successions, ainsi qu’à favoriser le reboisement, l’amélioration et la conservation des massifs forestiers français. L’investisseur d’un GFF (société civile) en devient l’associé, et bénéficie à ce titre du morceau qui lui revient de la vente de bois et des loyers de chasse et de pêche concédés par le groupement à d’autres individus ou sociétés.


Le groupement est piloté par une société de gestion agréée par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), qui va prospecter pour acquérir de nouvelles forêts, assumer les charges liées à leur exploitation, faire réaliser les travaux d’entretien et les coupes, superviser les plantations et régler les taxes foncières. L’investisseur, de son côté, est libre de toute contrainte : il n’a à s’occuper de rien, si ce n’est participer aux décisions importantes par le biais des assemblées générales annuelles.


Les Groupements Forestiers d’Investissement (GFI) sont des groupements spécifiques, initiés en 2019. Contrairement aux GFF, les GFI sont directement visés par l’AMF (ils disposent d’un numéro d’agrément, puis de visa), et peuvent ainsi faire appel public à l’épargne : la communication se rapportant à leur existence, à leur composition et à leurs caractéristiques est de fait similaire à celle que connaît une grande majorité des produits d’investissement financiers (assurance-vie, épargne retraite, SCPI, etc.). A l’inverse, les GFF ne font pas appel public à l’épargne : très peu d’informations circulent donc publiquement à leur sujet.


Le fonctionnement des GFI se calque sur celui des SCPI. Le GFI, comme le GFF, lève des capitaux dans l’optique de les investir sur des hectares de forêts répartis sur tout un territoire. N’étant pas par ailleurs limité à un nombre fixe d’associés, le groupement forestier d’investissement peut rassembler des sommes beaucoup plus importantes, et ainsi assurer une meilleure diversification de ses actifs.

En clair, le GFI offre aux investisseurs les mêmes avantages que le GFF (et notamment les avantages fiscaux énumérés plus bas) avec en outre une meilleure diversification, et une liquidité potentiellement améliorée.

Les groupements forestiers disponibles sur le marché en 2021

Plusieurs sociétés de gestion ont été, de longue date, efficaces sur la question des GFF, gérant pour certaines jusqu’à plusieurs dizaines de groupements fonciers forestiers différents. A présent que les GFI sont arrivés sur le marché, la plupart d’entre elles envisagent de fusionner leurs différents GFF en un seul et unique GFI ce qui, en plus d’offrir aux associés actuels une meilleure diversification sur une société civile unique plus vaste, simplifierait considérablement leur tâche de gestion.

De fait, une belle majorité des sociétés de gestion ont fermé à la collecte leurs GFF, dans l’attente de pouvoir mettre à disposition des investisseurs un nouveau GFI. Or…nombreuses, parmi elles, sont celles qui n’ont pas encore obtenu de l’AMF les précieux agréments et visas nécessaires à l’ouverture de la collecte. Par exception, donc, le marché des groupements forestiers en 2021 est plus restreint qu’à l’accoutumée.

Nous sommes cependant heureux de pouvoir maintenir une offre de qualité au profit de nos clients. Nous leur proposons donc d’investir à hauteur de 10.000€ au moins dans un GFI inauguré en début d’année, et destiné à investir sur de la forêt française exclusivement (50 à 100 hectares par parcelle acquise). Ce groupement permet de bénéficier de tous les avantages fiscaux du groupement forestier : 25% de réduction d’impôt sur le revenu, exonération totale à l’IFI, et abattement en cas de transmission des parts. Par ailleurs, à titre de transmission de patrimoine à court ou moyen-terme, nos clients peuvent également accéder à un GFI lancé en 2019, qui gère déjà près de 4.000 hectares de forêts (30.000€ minimum).

Enfin, nous espérons, d’ici mi-novembre, pouvoir proposer à nos clients un nouveau GFI qui sera accessible à partir de 1.000€ seulement.

Les avantages du groupement forestier

Une fiscalité avantageuse

Plusieurs dispositifs fiscaux en faveur des investisseurs appuient clairement l’intérêt des groupements forestiers. Certains d’entre eux offrent en effet une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 18% du montant placé, jusqu’à des plafonds d’investissement allant de 5.700 à 11.400€ pour les GFF, et de 50.000€ à 100.000€ pour les GFI. Pour ces derniers, le taux de réduction d’impôt sur le revenu a été rehaussé à 25% pour tous les placements exécutés avant le 31/12/2021.

En outre, ce placement connaît une exonération partielle (75% d’abattement pour les GFF) à totale (100% d’abattement pour les GFI) de déclaration à l’IFI : il n’est donc pas assujetti à l’impôt sur la fortune immobilière, ou bien pour un quart seulement de sa valeur, et ce bien que cet investissement soit bien de nature immobilière (non-bâtie).

Enfin, dans le cadre d’une transmission par succession ou donation, l’amendement Serot-Monichon trouve à s’appliquer : la valeur des parts transmises connaîtra alors un abattement de 75% pour le calcul des droits de mutation, et ce jusqu’à des montants relativement importants (50% d’abattement au-delà).

Une décorrélation des marchés financiers

Investir dans un groupement forestier, c’est miser sur un actif tangible, en grande partie isolé des évolutions des marchés boursiers et financiers dont il est décorrélé. Les crises financières n’impactent pas directement la valeur des forêts, ni à la hausse, ni à la baisse, et en tout état de cause cette valorisation est peu volatile.

Si vous cherchez à diversifier votre patrimoine, les GFF et GFI sont donc clairement une solution à envisager : leur aspect « valeur refuge » est mise en avant depuis de nombreuses années.

Une matière noble

La filière du bois en France se porte bien. Le secteur forêt-bois réalise dans l’ensemble un peu plus de 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires, sur une surface de 16.9 millions d’hectares. Elle génère près de 400 000 emplois directs (équivalent temps-plein), soit 1.4% de la population des travailleurs, et 12.4% des emplois industriels français.

La forêt française couvre 31% de notre territoire, et représente le 3ème stock européen de bois sur pied. A ce titre, le pays se positionne comme le quatrième producteur européen de bois.

Une belle diversification

Nous parlons souvent de « diversifier son portefeuille », ce que permet notamment de faire un investissement dans la filière de la forêt. Mais que diriez-vous d’une diversification intra-produit ? C’est le point fort des groupements forestiers, et notamment des GFI : ils vous épargneront la tâche de devoir prospecter, expertiser et dépenser des dizaines de milliers d’euros pour acquérir des forêts dans différentes régions. Forts parfois de plusieurs dizaines de millions d’euros de collecte, les groupements sont libres d’investir dans un univers vaste (répartition géographique poussée), tout en veillant à se positionner sur différentes essences de bois (feuillus, résineux) et différents niveaux de maturité des plantations.


Tags: gff
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