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Assurance-vie, actions russes, SCPI européennes : Patrimea vous répond

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Publié le 18.03.2022 – Mis à jour le 17.10.2022

Transcript de la vidéo : « Assurance-vie, actions russes, SCPI européennes : Patrimea vous répond »

Guillaume Sommerer : Philippe Gourdelier nous rejoint, bonjour Philippe le président de Patrimea pour cette fois tenter de répondre, du coup, aux questions que se posent les Français, nos auditeurs et téléspectateurs sur BFM Business, quant à leurs placements. Philippe est ce que vous êtes prêt ?

 

Philippe Gourdelier : Je suis prêt !

 

Guillaume Sommer : On va démarrer avec cette première question de Rodolphe, il nous demande Rodolphe s’il existe des unités de compte dans l’assurance vie pour miser cette fois sur la baisse des marchés financiers ?

 

Philippe Gourdelier : Alors oui il en existe dans l’univers actuel certains investisseurs nous interrogent pour savoir s’ils peuvent gagner de l’argent malgré la baisse des marchés financiers. Alors quelques supports, quelques unités de compte accessibles en assurance vie pour Rodolphe. Un des plus connus, c’est le fameux BX4 qui est géré par Lyxor. Et son fonctionnement est assez simple, lorsque le CAC 40 baisse de 1%, ce fonds gagne 2%. Donc depuis la baisse, depuis le début de la guerre en Ukraine et bien ce fonds a gagné près de 34% alors que l’indice parisien a perdu, lui, de l’ordre de plus de 17%. On en a un autre aussi qui s’appelle l’Elan France Baer qui est géré par Rothschild and company, et là c’est le même type de fonctionnement sauf qu’il n’y a pas à l’effet de levier de x2. C’est-à-dire que quand le CAC 40 baisse de 1%, ce fonds gagne 1%. Alors, attention, recommandations : n’oubliez pas qu’en assurance vie, on achète à cours inconnu. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu’on est mardi aujourd’hui, si vous passez un ordre d’achat de ce fameux fonds VX4, il sera exécuté demain à la clôture des marchés. Donc vous achetez à un cours que vous ne connaissez pas. Vu la volatilité actuelle c’est quand même assez risqué. Il faut faire attention, il est peut-être préférable d’investir dans ce type de fonds via un compte titres ou un PEA. Parce que certains de ces fonds sont éligibles au PEA mais au moins vous avez le cours actuel au moment où vous achetez.

 

Guillaume Sommerer : Et beaucoup d’investisseurs opportunistes en ce moment. Cette autre question de Julien : les SICAV investies sur les actions russes ou de l’Europe de l’est ont déjà beaucoup baissé, nous dit Julien, est-ce le bon moment pour y investir ?

 

Philippe Gourdelier : Alors je pense qu’il faut avoir le coeur bien accroché parce que certaines SICAV, gérées par les grandes sociétés de gestion, on parle de SICAV d’actions russes gérées par Pictet, BNP Paribas ou autres, ont vu leur cours baisser depuis le début de la guerre de plus de 50%. Je prends un exemple aussi d’un tracker, qui est le MSCI Russie géré par Lyxor s’abaisse et avoisine les 90% depuis le début de la guerre. Donc certains épargnants ont certainement perdu beaucoup d’argent. Pour nous, chez Patrimea, on estime qu’il est beaucoup trop tôt pour investir dans ces fonds, on a une absence de visibilité assez forte. Mais, surtout, le point important qu’il faut noter c’est que certains assureurs français ont annoncé cette semaine et la semaine dernière qu’ils allaient, dans le cadre des sanctions contre la Russie, qu’ils allaient stopper les souscriptions de ce type de fonds en assurance vie. Si vous possédez ces fonds vous pouvez les garder ou les vendre mais vous ne pourrez plus investir, je dis bien pour certains assureurs, dans des fonds investis en Russie ou dans l’Europe de l’Est. Donc ça c’est un point important aussi à noter.

 

Guillaume Sommerer : Et alors les investisseurs en SCPI aussi nous interrogent face à cette crise en Ukraine. Les SCPI qui, parfois, permettent aux investisseurs français de placer leur argent sur l’immobilier européen. Et Delphine nous écrit à ce sujet, elle nous demande Delphine si ses SCPI investies en Europe possèdent des immeubles en Russie ou en Ukraine ?

 

Philippe Gourdelier : Alors non, il n’y a pas de SCPI qui est investie dans ces deux pays : Russie et Ukraine pour deux raisons. Un : le marché est assez compliqué, deux : la devise n’est pas la même donc il y a des problèmes de risque de change. Par contre Delphine, un point important qu’il faut noter c’est qu’il y a certaines SCPI, comme Interpierre Europe Centrale, Edissimmo, Rivoli Avenir Patrimoine ou Corum XL par exemple, qui ont des biens immobiliers en Pologne, en Lettonie ou en Lituanie… Alors c’est une situation complètement différente, ces pays ne sont pas touchés par le conflit, c’est des pays qui sont membres de l’OTAN et, à ce jour, on n’a aucune alerte, tout se passe très bien dans ces pays là. Et même j’ai envie de dire, ça créera peut-être des opportunités pour ces pays. Peut-être qu’on verra des entreprises qui étaient basées en Russie ou en Ukraine se relocaliser dans ces pays et à chercher des locaux. En tout cas pour les SCPI dont on a parlé, pas d’alerte pour le moment et Delphine vous pouvez continuer à détenir ces SCPI qui sont investies hors de France.

 

Guillaume Sommerer: On continue de répondre à toutes les questions de nos auditeurs, téléspectateurs, tous ceux qui vous suivent aussi chez Patrimea, n’hésitez pas à vous qui nous suivaient à nous envoyer vos questions sur notre site bfmbusiness.com. Alors cette question qui nous vient d’un français expatrié en Russie. Il s’appelle Richard, expatrié en Russie depuis quatre ans pour des raisons professionnelles. Il nous dit Richard posséder un contrat d’assurance-vie et un compte bancaire en France, y a-t-il un risque que ma banque française clôture ces placements sans mon accord, dans la mesure où je suis en Russie ? Voilà la question de cet auditeur, est-ce qu’on a une réponse à lui apporter aujourd’hui Philippe ?

 

Philippe Gourdelier : Alors c’est pas une réponse évidente. Tout ce qu’on peut dire c’est que concernant le contrat d’assurance vie, à notre avis, si ce contrat est déjà ouvert et que Richard a bien justifié l’origine des fonds au moment de l’ouverture, il y a aucune raison que l’assureur prenne la décision de clôturer ce placement sans son accord. Ce serait du jamais vu ! Par contre, concernant le compte en banque, et bien là toutes les possibilités existent ! Tout simplement parce qu’une banque peut prendre la décision de clôturer un compte sans l’accord de son détenteur. La banque peut pratiquer le refus de vente c’’est un des rares établissements, ou tout du moins commerce, qui peut faire ça. Et peut clôturer un compte sans préavis s’il y a des problématiques de blanchiment ou alors avec un préavis de deux mois et, de ce fait, Richard peut très bien se retrouver à devoir trouver une autre alternative, un autre compte en banque. Et s’il n’a pas d’autre compte en banque et bien il va devoir faire appel à ce qu’on appelle le droit au compte, c’est-à-dire qu’il va devoir aller voir le régulateur et dire je n’ai plus de compte en banque, trouvez moi une banque ! Et une banque va se voir attribuer d’office l’obligation d’ouvrir un compte pour Richard et donc Richard pourra virer son argent de son ancienne banque vers cette nouvelle banque. C’est quelque chose qu’on a déjà vu. Je prends l’exemple d’un expatrié français qui était basé à Maurice. Et on a sur l’Île Maurice on a déjà eu le cas chez Patrimea, une banque a clôturé son compte sans son avis. Il s’est retrouvé à demander le droit au compte. Donc c’est possible, ça peut arriver pour un compte bancaire.

 

Guillaume Sommerer : Merci beaucoup Philippe Gourdelier, le président de Patrimea, répondait à vos questions aujourd’hui. Vos questions sur notre site bfmbusiness.com. Bonne fin de journée Philippe à Aix-en-Provence, sous le soleil provençal. Le CAC 40 qui stabilise après plusieurs baisses importantes d’affilée. On est en toute petite baisse aujourd’hui, on était même dans le vert il y a quelques minutes. On ne perd que 0 3% aujourd’hui malgré la hausse des matières premières 5961 point une forme de stabilisation quand même aujourd’hui sur les marchés européens.

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