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Transmission, fiscalité, enfants mineurs : les atouts cachés du PER

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Publié le 21.12.2021 – Mis à jour le 17.10.2022

Transcript de la vidéo : « Transmission, fiscalité, enfants mineurs : les atouts cachés du PER »

BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.

 

Guillaume Sommerer : Le taux du Livret A va progresser début 2022, c’est ce que Bruno Le Maire a annoncé tout à l’heure sur l’antenne de BFM TV. Mais on va vous présenter un placement qui, peut être quand même, va vous permettre de gagner un peu plus qu’à travers le Livret A, même revalorisé. C’est le PER, le plan d’épargne-retraite ! Philippe Gourdelier vient de nous rejoindre, le président de Patrimea. Bonjour Philippe !

 

Philippe Gourdelier : Bonjour Guillaume.

 

Guillaume Sommerer : On parle régulièrement des avantages fiscaux liés aux versements sur un PER mais plus rarement des atouts du PER pour la transmission. Pour la transmission c’est vrai qu’on aurait plutôt tendance à penser à l’assurance vie. Vous dites, attention le PER a aussi quelques arguments à faire valoir !

 

Philippe Gourdelier : Alors, oui le PER a des arguments à faire valoir. Alors il a conquis plus de deux millions de personnes depuis son lancement, depuis deux ans. On pense souvent au PER comme un outil de défiscalisation à l’entrée mais on pense rarement au PER comme un outil de transmission. Alors comment ça se passe ? C’est assez simple. Le PER, lorsque vous êtes à la retraite, vous avez 62 ans ou lorsque vous décidez de liquider votre contrat, et bien deux options se présentent devant vous. La première c’est de dire j’ai besoin de revenus complémentaires donc je vais piocher dans ce PER, je vais faire des rachats puisque maintenant on peut faire des rachats, on peut toucher de l’argent en capital. Ou bien, et bien je vais laisser cet argent dans le PER et je vais le transmettre à mes bénéficiaires. Et ça c’est une option que peu de gens connaissent et regardent. Et pourtant c’est une option qui est intéressante. Elle est intéressante pourquoi ? Parce que la fiscalité est intéressante sur cette opération : premièrement si vous transmettez l’argent à votre conjoint et bien vous n’avez pas de fiscalité. C’est-à-dire que vous avez bénéficié d’un avantage fiscal à l’entrée lorsque vous étiez en activité, et si vous transmettez cet argent à votre conjoint, au moment de votre décès, aucune fiscalité.

 

Guillaume Sommerer : Pas mal !

 

Philippe Gourdelier : Donc ça, premièrement c’est quand même très intéressant. Ensuite si votre conjoint est malheureusement décédé et bien là on va regarder à quel moment vous êtes décédé. Si vous êtes décédé avant 70 ans, vous avez la fiscalité du contrat d’assurance vie donc vous pouvez donner 152 500  euros à vos bénéficiaires.

 

Guillaume Sommerer : Même abattement qu’en assurance ?

 

Philippe Gourdelier : Même abattement qu’en assurance vie ! Par contre si vous décédez après 70 ans et bien là vous avez un abattement de 30 500 euros tous contrats confondus assurance-vie PER, assurance vie pour les versements qui auront été faits après 70 ans et, au-delà, ça rentre dans votre actif successoral. Donc ça veut dire quoi ? Ca veut dire qu’au final c’est un bon outil, un bon placement au moins pour 30 500 euros.

 

Guillaume Sommerer : C’est ça, l’abattement le plus bas.

 

Philippe Gourdelier : Voilà ! Donc il faut garder un PER avec 30 500 euros, le transmettre à ses bénéficiaires si on n’a pas besoin d’argent complémentaire, de revenus complémentaires. Et puis, si son conjoint est toujours en vie, mais ça on ne peut pas le savoir et bien l’argent est transmis directement à son conjoint. Et, bien évidemment, si chacun a un PER et bien là ça vaut le coup d’en profiter.

 

Guillaume Sommerer : BFM Bourse, on est une émission qui parie sur la vie. Si l’épargnant décide de ne pas faire de rachat au moment de la retraite, est-ce qu’il peut poursuivre ses versements même s’il est encore à la retraite, pou suivre ces versements tout en défiscalisant même si on est à la retraite ?

 

Philippe Gourdelier : Alors ça, chez Patrimea, on a souvent des questions de retraités qui viennent nous voir en nous disant eh ben je voudrais investir dans un PER, est-ce que je peux le faire ? Alors oui on peut le faire peu d’assureurs acceptent les retraités à l’ouverture mais par contre, si vous avez un PER et vous l’avez ouvert alors que vous étiez en activité et bien, comme on l’a dit précédemment, ne le fermez pas forcément. Laissez-le ouvert, continuez à abonder dessus, à verser dessus, même quand vous êtes à la retraite parce que vous avez les avantages fiscaux. Et puis bah soit vous vous dites dix ans après je vais retirer parce que je vais avoir besoin d’argent ou bien, mais on l’a dit au préalable, je laisse l’argent dessus et je le transmets à mes enfants. Donc on peut toujours défiscaliser, avoir ces avantages, même lorsqu’on est à la retraite.

 

Guillaume Sommerer : Bon et un auditeur, il s’appelle Denis , il nous a écrit il y a quelques semaines sur le site bfmbusiness.com. Il nous posait cette question, que vous comptiez aborder ça tombe très bien, il est en couple et nous demandait déjà à l’époque si, en couple, on a intérêt à ouvrir deux contrats, 2 PER ou un seul pour les deux conjoints ?

 

Philippe Gourdelier : Alors, nous chez Patrimea, la réponse est oui chacun son PER. Il y a trois cas de figure qui peuvent être envisagés. Le premier, on l’a vu, si en cas de décès et bien si monsieur a un PER, madame a un PER par exemple. Et bien l’intérêt c’est que quand monsieur décède et bien l’argent va à madame sans fiscalité et vice et versa. Donc autant profiter de cet atout ! Ensuite, en cas de divorce, vous divorcez, si monsieur…

 

Guillaume Sommerer : Ca arrive même aux meilleurs !

 

Philippe Gourdelier : Ca arrive même aux meilleurs ! Si monsieur a un PER et que l’argent est utilisé avec l’argent du couple, l’argent commun. Et bien madame va dire, il y a la moitié de l’argent sur le PER qui me revient. Etant donné qu’un PER n’est pas rachetable en activité c’est compliqué de récupérer l’argent. Donc ça c’est un cas de figure qui peut se poser. Et puis il y a un autre cas de figure, imaginons par exemple que madame à vingt ans d’écart avec monsieur. Madame décède. L’argent revient à monsieur et bien là, à ce moment-là, si monsieur est toujours en activité il peut très bien dire bah moi aussi je retire mon argent sans fiscalité parce que c’est un accident de la vie. Mon épouse est décédée. Donc c’est pas courant peut-être d’avoir 20, 30, 25 ans d’écart avec ou 15 ans mais ça peut arriver en tout cas c’est une des possibilités.

 

Guillaume Sommerer : Et je me souviens d’une de vos précédentes intervention où vous disiez il peut même être intéressant d’ouvrir un PER pour son enfant. Pourtant c’est un placement retraite même pour un enfant mineur. Ouvrir un placement retraite un enfant mineur !  Et qu’est ce qui se passe ? D’où vous vient cette idée ?

 

Philippe Gourdelier : Et bien une c’est une idée que j’ai…

 

Guillaume Sommerer : Saugrenue !

 

Phlippe Gourdelier : Non c’est pas une idée saugrenue, c’est une idée intéressante. Pourquoi ? Parce que chaque enfant mineur, donc qui est rattaché au foyer fiscal, possède un plafond d’épargne-retraite. Donc cette année c’est 4 136 euros. Donc, par exemple, monsieur veut utiliser le plafond de son fils. Et bien s’il ouvre un contrat au nom de son enfant, il pourra avoir un avantage fiscal lié à son enfant du montant investi mais c’est plafonné à 4 136. Et puis en plus on a beaucoup d’épargnants qui disent : oh la la moi je veux pas donner de l’argent à mon enfant parce qu’il va pouvoir le manger, l’utiliser pour des raisons x y.

 

Guillaume Sommerer : Exact !

 

Philippe Gourdelier : Là cet argent-là il ne pourra le débloquer que s’il achète sa résidence principale ou bien s’il a un accident de la vie type il est au chômage.

 

Guillaume Sommerer : Donc ouvrir un PER, un plan d’épargne retraite à un enfant mineur c’est une façon pour soi de défiscaliser et de savoir quel usage l’enfant fera de cet argent lorsqu’il débloquera son PER avant la retraite.

 

Philippe Gourdelier : Exact !

 

Guillaume Sommerer : Ce sera seulement pour l’achat d’une résidence principale.

 

Philippe Gourdelier : Voilà c’est exactement ça ! Une bonne idée que je vous soumets !

 

Philippe Gourdelier : Juste avant Noël et pour Noël. Voilà ouvrir un PER à vos enfants, je ne sais pas s’ils seront ravis mais enfin ! Philippe Gourdelier avec nous aujourd’hui, merci Philippe, président de Patrimea régulièrement à nos côtés.

 

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